Le 14 avril nous reprenons la route qui nous m?ne … aie aie aie au Chili. En effet on est tristes de quitter l?Argentine (surtout apr?s les jours merveilleux sur le volcan Lanin). La douane Argentine est un chalet ou un chien dort tranquillement devant la chemin?e de la pi?ce principale. Une bonne odeur de cuisine (de la “carne” ?videment) s??chappe de l?endroit. Apr?s avoir fait tamponner nos passeports, on se dirige vers la douane chilienne distante de 1 km par le col Mamuil Mallal (1200 m?tres). Le contraste est flagrant, le b?timent chilien est froid et ressemble ? un a?roport?! Un douanier un peu suspicieux fouille toutes nos sacoches alors que nous n?avons rien d?clarer?! Il passe m?me nos sacs a dos aux rayons X au cas ou nous ayons oublie une laitue dans nos affaires ;} Bienvenue au Chili !!!!

La route est tr?s mauvaise et certaines portions sont presque pires que la Carretera Austral?! On ne s?attendait pas du tout a ?a et on commence a regretter d?avoir quitte l?Argentine. Les chiens, agressifs, nous courent apr?s ou pissent sur nos sacoches. Les travailleurs en bord de route nous regardent comme si nous venions de Mars … C?est sur on est Chili.

Le lendemain nous retrouvons de l?asphalte, des cochons et des poules vaquent a leurs occupations dans le bas-cote. Nous arrivons a Pucon en milieu d?apr?s-midi sous le soleil. Le volcan Villarica est imposant, le cote int?ressant de ce volcan est son crat?re d?ou l?on peut voir de la fum?e s??chapper?: il est en activit? constante.

L?auberge ou nous nous arr?tons est presque vide, sans charme. Sur une table quelques revues dont une qui nous choque?: Pinochet et sa fille en couverture !!!!!!!!!! La revue ( le “Gala” local ) date de 1995 et on peut y voir toute la famille Pinochet au mariage de la fille ). Des le lendemain nous quittons l?endroit pour un hospedaje chez un couple de 70 ans. Au moins chez eux il n?y a pas de photos du dictateur.

A Pucon nous pensons trouver des piolets, que nenni. Les nombreuses agences de tourisme ne vendent pas leur mat?riel. De plus, l?ascension du volcan ne peut se faire qu?avec un guide?! On a ici la d?monstration de l?exploitation a outrance d?un site naturel. Lorsque le temps le permet et en pleine saison touristique, il n?y a pas moins de 100 personnes sur les pentes du volcan. C?est le volcan le plus “grimpe” de toute l?Am?rique du Sud. Voir le crat?re et l?activit? du g?ant m?int?resse, payer un guide et passer par une agence m?emballe beaucoup moins?! Je me t?te, j?h?site et finalement je m?inscris aupr?s d?une agence ( apr?s avoir n?goci? et obtenu un rabais ) pour faire l?ascension avec un guide. J?r?me quant a lui refuse de m?accompagner. Monter avec un guide ne le branche pas du tout.

Le 18 avril je me rends donc seule, a 7 heures du matin, a l?agence ou 6 autres personnes sont, comme moi, tombes dans le panneau?! Le temps est nuageux mais nous d?cidons malgr? tout de tenter l?aventure. Et quelle aventure !!!!! Nous ne sommes pas nombreux ce matin, seulement 40 personnes au pied du volcan. Certains montent en pull et en jeans, lunettes de soleil tendance sur le nez. L?Anglais est de rigueur. Plus nous grimpons, plus le nombre de participants diminue, certains abandonnent a l?arriv?e du t?l?si?ge (et oui c?est une station de ski aussi). 80 $ pour monter sous un t?l?si?ge ?a fait cher !!

Les plus r?sistants et intr?pides s?accrochent et arrivent jusqu?au pied du glacier. Les nuages sont bas et le vent plus fort. Les guides ?quipent chacune des personnes de leur groupe avec les crampons tel un adulte qui noue les lacets de la chaussure d?un enfant. Moi je mets mes crampons toute seule et comme une grande. On finit par grimper sur le glacier, les nuages nous enveloppent petit a petit. Parfois on aper?oit une crevasse … Apr?s 1 heure de mont?e, notre guide prend la d?cision de redescendre, les conditions m?t?o sont trop mauvaises. Ce jour la personne n?a pu admirer le crat?re du Villarica et la tristesse se lit sur certains visages. Moi aussi je suis un peu d??ue mais ce sont les al?as de la montagne.

De retour a Pucon, je retrouve J?r?me dans un cyber-cafe en train de chercher une adresse d?auberge a Santiago. En effet, nous avons d?cid? de rejoindre Santiago pour se procurer des piolets et quitter la r?gion. Autant la vie est ch?re au Chili, autant se d?placer en bus est bon marche. Nous passons donc une nuit dans le bus qui nous conduit dans la capitale a 800 km au Nord.

Nous arrivons a la gare routi?re a 7 heures du matin et contrairement a ce que l?on pensait, la circulation en ville est loin d??tre d?sagr?able. On trouve m?me une piste cyclable qui nous m?ne au centre ville?! Apr?s plusieurs tentatives, nous finissons pas trouver un endroit agr?able ou r?sider. A Santiago on retrouve la chaleur, 27 degr?s. On fait la connaissance, par hasard, d?un jeune couple de fran?ais arrives r?cemment a Santiago pour une dur?e de 1 an. Leur statut d??trangers leur vaut le droit de payer 2 fois plus cher qu?un chilien le loyer de leur appartement . ?a ne nous ?tonne pas.

Nous trouvons nos piolets dans un centre commercial enti?rement d?vou? au sport. En effet, les boutiques de tennis et de golf c?toient les magasins de “plein air” et de chasse. Des mini yatchs sont exposes dans le centre du b?timent?: c?est l?empire de la consommation pousse au maximum. Les clients, des bourgeois dont les 4×4 sont gares dans le parking souterrain, admirent les vitrines et d?pensent sans compter. On n?avait pas encore d?couvert cette facette du pays. Le contraste avec les villages du sud est immense. On a vraiment l?impression d??tre dans un autre pays.

Le Chili, terre de contrastes?!

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